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Title:🎶 L'injustice qui frappe celle qui reste.
Duration:04:23
Viewed:7,329
Published:30-11-2021
Source:Youtube

🎤 Hier j'étais à un enterrement, aujourd'hui j'avais besoin d'exprimer ce que j'ai ressenti. (Le texte est dans la description.). 🎸 All instruments : Monsieur Phal 📝 Texte : Monsieur Phal Je me suis assis. Je me suis levé. Puis je me suis assis. Et je me suis levé. Encore. En silence. Parce qu’autour de moi l'on se levait et l’on s’asseyait. J’ai joué le jeu, en silence. Par empathie. J’ai regardé mes pieds. J’ai écouté. J’ai regardé le plafond. J’ai entendu. J’ai entendu un homme tenter d’apaiser la peine d’une famille avec les mots d’une religion en laquelle je ne crois pas. J’ai écouté un homme en chasuble discourir sur la perte d’un être cher avec des concepts qui me paraissent d’un autre temps. Mais j’ai joué le jeu, en silence. Par empathie. Je n’ai rien dit. Je savais pourtant qu’il y avait là un brin d’hypocrisie, qu’il y avait là quelque chose d’injuste. Non pas l’injustice de la mort frappant une jeune femme en pleine force de l’âge, aucune mort n’est juste. Je parle de l’injustice frappant la vie. Je parle de l’injustice frappant celle qui reste, celle qui n’a pas pu accompagner la femme qu’elle aime dans ses derniers instants, celle qui a perdu la femme qui l’aimait, celle dont l'existence n’a pas été évoquée par le prêtre. Sur le parvis, comme tout le monde, j’ai attendu. J’ai croisé quelques regards incrédules, j’ai échangé quelques moues insurgées. Les porteurs, cercueil sur l’épaule, ont descendu les marches. Et je l’ai vue passer la porte. J’ai vu la peine. J’ai vu la douleur. J’ai vu la détresse. J’ai vu les yeux de celle qui venait de perdre sa compagne depuis tant d’années. J’ai vu la peine, la douleur, la détresse de celle qui venait de perdre l’être qui l’aimait depuis des d’années. Je n’étais pas un proche, mais mon coeur s’est serré. Sa peine, sa douleur, sa détresse m’ont envahie lorsque nos regards se sont croisés. Il y a eu les accolades. Je n’étais pas un proche. Mais on s’est pris dans les bras. Je n’étais pas un proche, mais je l’ai serrée. Fort. Elle m’a serré. Fort. Elle m’a parlé et elle m’a serré. Fort. Je l’ai serrée encore. Très fort. J’ai senti sa peine, sa douleur, sa détresse. Je les ai faites miennes quelques instants. Comme pour la soulager. Mais je sais que rien ne peut soulager. Aucun geste. Aucun mot. Quoi que l’on dise, cela est dérisoire. J’ai prononcé deux phrases, peut-être trois. Des banalités que l’on ne contrôle pas, des stupidités de circonstances. Je n’étais pas un proche, mais ces quelques secondes passer dans les bras l’un de l’autre m’ont profondément touché. J’ai ressenti une infime partie de sa peine, de sa douleur, de sa détresse. J’ai ressenti son amour désemparé. Nous avons marché vers le cimetière. Il y a eu des plaisanteries. Il y a eu des sourires. La vie s’installe partout où il y a de la place. Mais la tristesse, la douleur et la détresse sont réapparues très vite. L’inhumation est un moment difficile. Et il y a eu ce geste. Ce geste que nous étions nombreux à ne pas envisager. Celui d’un père prenant la main de la compagne de sa fille. Celui d’un père unissant sa douleur à la douleur de celle qui aimait sa fille, à la douleur de celle que sa fille aimait. Et puis il y a eu ce geste. Ce geste que personne n’attendait. Celui d’un homme sorti de la foule pour prendre la parole que l’on tendait au public. Il s’est approché, doucement, dans un silence assourdissant. Il a fait part de ses condoléances à la famille, doucement, puis il a exprimé ses sentiments les plus profonds à la compagne. Le mot était prononcé. Enfin. L’homme est retourné dans la foule, doucement, et, sans doute sous le choc de son acte, s’est assis. Non loin de moi. Alors, doucement, je l’ai remercié pour ce qu’il venait de faire. J’ai fait la queue, comme tout le monde, et j’ai lâché des pétales sur le cercueil. Parce que cela se fait. Au bout de la travée, il y avait la famille, il y avait la compagne, il y avait les accolades, il y avait la peine, il y avait la douleur. Je n’étais pas un proche, mais quand des bras s’ouvrent, quand des bras attendent du réconfort, on se doit d'ouvrir les siens. Alors j’ai ouvert mes bras et j’ai serré. Fort. J’ai dit une phrase, peut-être deux. Des banalités. Et j’ai senti la peine m’envahir, j’ai senti la douleur, la détresse. Je les ai senties miennes l’espace d’un instant. Comme si l’amour que j’ai pour les êtres qui me sont chers entrait en résonance avec celui en détresse de Maëva. J’ai senti l’espace d’un instant que s’il est difficile de perdre un être que l’on aime, il est sans doute encore plus dur de perdre l’être qui nous aime.

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